Divine Amaryllis
A. Boësset
Divine Amaryllis,
ton teint brun comme il est fait honte à tous les lys
Ta grace est admirable:
Mais ta vertu qui passe ta beauté,
Dessous le ciel n'a rien de comparable
Que ma fidelité.
Tes attraits sont pareils,
Tes yeux que justement on nomme des soleils,
Ont un ésclat semblable
Mais ta vertu qui passe ta beauté,
Dessous le ciel n'a rien de comparable
Que ma fidelité.
Bel astre des mortelz!
Le ciel n'est point jaloux de te voir des autelz:
N'est tu pas adorable?
Et ta vertu qui passe ta beauté,
Void elle rien qui luy soit comparable
Que ma fidelité.