Adoration

A. de Polignac

Comme une icône sainte, en une chasse

J'aurais voulu t'enclore, ô mon amie.

Et les saphirs que son métal enchâsse

Seraient sertis aux larmes de ma vie.

Des rayons bleus couleraient de l'abside

Sur tes yeux lourds, en cascades de paix.

Je maintiendrai le temple toujours vide:

L'orgue invisible au loin, préluderait…

Sur les coussins d'or et de velours sombre,

Mon corps ploierait en un geste d'extase,

Et lentement, goutte à goutte, dans l'ombre,

Mes larmes couleraient, comme d'un vase.