Les Larmes
A. Louvat
Les larmes qu'on verse la nuit
Sans bruit
Semblent bercer dans sa douleur
Le cœur
Quand le papillon dans la rose
Repose
Et quand s'éteint la voix profonde
Du monde
On peut enfin sans se cacher
Pleurer
Et seul on aime à se sentir
Souffrir
Il semble alors que la nature
Murmure
On croit entendre une parole
Qui vole
Et des mots qu'on ne comprend pas
Tout bas
Semble vibrer autour de nous
Très doux
C'est comme une mystérieuse
Berceuse
Qui sait endormir notre immense
Souffrance
Lentement sur notre souci
L'oubli
Tend son aile couleur de nuit
Sans bruit.