Marguerite
A. Rousseau
Je languis de te voir,
Je meurs de ton absence,
J'appelle chaque soir
Ton baiser, ta présence.
Quand loin de son appui
Ce faible cœur s'agite,
Malheureux comme lui,
Songe à la pauvre Marguerite!
Rien ne distrait mon cœur
De ta chère pensée,
Toujours de sa douleur
Mon âme est oppressée.
De ton lointain retour
Déjà mon sein palpite.
Pour payer tant d'amour
Songe à la pauvre Marguerite!
Je n'éprouve qu'ennui
Des plaisirs de la terre,
Il faut vivre avec lui
Ou vivre solitaire;
Du monde mécontent
Ce triste cœur l'évite.
O toi que j'aime tant,
Songe à la pauvre Marguerite!