Nocturne à deux voix

Berlioz, Hector

Je veux dans l'inconstance

Passer mes premiers ans

Et tiens que c'est prudence

De n'aimer pas longtemps.

J'aurais été fidèle,

Fidèle á mes amours,

Mais où trouver la belle

Qui puisse aimer toujours.

A gentille maîtresse

J'avais donné ma foi;

Sa bouche enchanteresse

M'avait dit: tout á toi.

Je la croyais fidèle,

Fidéle á ses amours,

etc.

Cependant je soupire

Et mon coeur agité

Vers l'ingrate Zelmire

Sans cesse est reporté.

Ah! je serai fidèle,

Fidèle á mes amours,

etc.