Amertume

C. Chaminade

Mon pauvre cœur que l'ennui mord.

Grince sa dernière romance

Et pleure, en des pleures de démence,

Notre amour mort!

Je croyais atteindre le port

Et, frémissant sous ta caresse,

Vivre dans l'extase sans cesse,

Jusqu'à la mort!

Maintenant tu pars, et mon sort

Va changer son cours éphémère;

Pour me conserver ma chimère,

Vienne la mort!

O Femme qui fus tout d'abord

La maîtresse aimante et bénie,

Regarde ton œuvre finie,

Mon cœur est mort!