Compliment

Gounod, Charles

Quand un regard que rien ne voile

Brille au-dessous d'un front charmant,

Vite on le compare à l'étoile

Qui brille au fond du firmament.

Quand une bouche est pleine

Des plus amoureuses senteurs,

On la dit semblable à l'haleine

Qu'exhalent au matin les fleurs.

Quand une taille que l'on aime

Est mince et facile à plier,

On la compare à l'instant même

A la souplesse du palmier.

Une comparaison nouvelle

Est nécessaire, et j'offre, moi,

Quand une chose sera belle,

Qu'on ne la compare qu'à toi.