Une larme de tes yeux
C. Lecocq
J'aime ta parole
Pleine de douceur,
Elle me console
Et vibre en mon cœur.
J'aime ton sourire,
Ton regard touchant
Où je cherche à lire
Inquiet, tremblant;
Mais ce qui me charme
Et me laisse heureux,
C'est bien une larme
Qui mouille tes yeux.
Arrosant la trace
Du mal que l'on fait,
La douleur efface
Le plus grand forfait.
C'est la le baptême
Qui vaut des vertus,
Le pardon suprême
De tous tes élus.
Car Dieu se désarme
En ouvrant les cieux
Pour prix d'une larme
Qui mouille nos yeux.
Tu verras, je pense,
Dieu prendre mes jours;
La mort, c'est l'absence
Qui dure toujours.
Pourtant triste et sombre,
Si tu sais pleurer,
Près de toi mon ombre
Ira murmurer:
Ah! ce qui me charme
Et me laisse heureux,
C'est bien une larme
Qui mouille tes yeux.