Les paons

C. Loeffler

Se penchant vers les dahlias,

Des paons cabraient des rosaces lunaires,

L'assouplissement des branches vénère

Son pâle visage aux mourants dahlias.

Elle écoute au loin les brèves musiques

Nuit claire aux ramures d'accords,

Et la lassitude a bercé son corps

Au rythme odorant des pures musiques.

Les paons ont dressé la rampe ocellée

Pour la descente de ses yeux vers le tapis

De choses et de sens

Qui va vers l'horizon, parure vermiculée

De son corps alangui.

En l'âme se tapit

le flou désir molide récits et d'encens.