Oublieras-tu que d'heures douces....

C. Widor

Oublieras-tu que d'heures douces

Nous enterâmes sous les mousses

Du bois suave de l'amour

Et nous amoncelions sur elles

Des fleurs et des feuilles nouvelles

Et c'était, ces feuilles d'un jour,

Nos espérances alors vertes;

C'étaient, ces fleurs à peine ouverte,

Nos bonheurs fané sans retour.

- Oublier ces heures passées -

Et les bienheureuses pensées?

Un spectre veille et ne veut pas

Mon âme est une tombe noire

Que garde en priant la mémoire

Et le regret me dit tout bas:

«Les félicités anciennes

Ô coeur malade

Tout les peines

Dont jamais tu ne guériras.»