Tristesse infinie

C. Widor

Où sont les fleurs des printemps morts

Et leurs adorables aromes?

Au pays des vagues fantômes,

Avec nos amantes d'alors.

Et les baisers que nous donnâmes

Parmis ces fleurs et ces parfums

Mais où sont nos rêves déunts?

Hélas! où sont nos jeunes âmes?

Où donc est l'amour frémissant,

L'espoir sacré la foi bénie?

Hélas! Quelle tristesse infinie

Nous laisse la vie en passant!