Le Cœur gai s'enivre de l'heure
Charles Marie Jean Albert Widor
Le cœur gai s'enivre de l'heure
Qu'embaume le beau soir d'été,
Où le rossignol a chanté
Dans l'arbre que la brise effleure.
Le cœur triste souffre de l'heure
Qu'attendrit le beau soir d'été,
Touchant comme un amour quitté
Et long comme un baiser qui leurre.
Le cœur dégoûté voit dans l'heure
Qu'apaise le beau soir d'été,
La muette sérénité
Du vrai sage attendant qu'il meure.
Et sur son aile errante, l'heure
Emporte, avec le soir d'été
Le cœur gai, triste ou dégoûté,
Vers la même obscure demeure.