Le Lilas
Debussy, Claude
Ô floraison divine du Lilas,
Je te bénis, pour si peu que tu dures !
Nos pauvres coeurs de souffrir étaient las.
Enfin l'oubli guérit nos peines dures
Enivrez-nous, fleurs, horizons, verdures !
Le clair réveil du matin gracieux ;
Charme l'azur irradié des cieux ;
Mai fleurissant cache les blanches tombes,
Tout éclairé de feux délicieux,
Et l'air frémit, blanc des vols de colombes.