Les Angélus

Debussy, Claude

Cloches chrétiennes pour les matines,

Sonnant au coeur d'espérer encore!

Angelus angelisés d'aurore!

Las! Où sont vos prières câlines?

Vous étiez de si douce folies!

Et chanterelles d'amours prochaines!

Aujourd'hui souveraine est ma peine.

Et toutes matines abolies.

Je ne vis plus que d'ombre et de soir;

Les las angelus pleurent la mort,

Et là, dans mon coeur résigné, dort

La seule veuve de tout espoir.