Chanson de mai

E. Dell'Acqua

Par vallons et guérets,

par les bois et les prés,

loin de mes yeux jaloux,

où va ma belle?

Le savez-vous?

A sa porte,

mais en vain,

j'ai frappé

de grand matin.

Tout s'éveille

au doux printemps,

et mignonne

court les champs.

Là où le flot vient se briser,

où j'obtins un doux baiser,

le premier, ô tendre émoi.

N'est-ce pas toi!

Que je voi?