Bolleros
E. Garre
Jeune beauté, cause de mon martyre,
Dont les attrais ont trop su m'enflammer
Je t'aime hélas! Et n'ose te le dire. Dieux!
Quel tourment de se taire et d'aimer!
Je te devine à ta marche légère,
Mon cœur palpite au doux son de ta voix,
Et je na sais quel trouble involontaire
Vient me saisir alors que je te vois.
It faut parler, non, je ne suis plus maître
De te cacher plus longtemps mon ardeur.
Ah! dans mes yeux, quand je te vois paraître,
To lis trop bien le secret de mon cœur.
Il est rompu ce pénible silence;
Tu ne saurais ignorer mon tourment,
Prononce enfin, une vaine espérance
Ne sufit plus, cruelle à ton amant.