La fille de l'exilé
F. Burgmüller
O toi douce espérance,
pénètre dans mon cœur,
efface la souffrance
de nos jours de doleur.
C'est moi, c'est moi, mon père,
je veux suivre tes pas,
sur la terre étrangere
ne m'attendais tu pas?
Victime infortunée
d'une fatale erreur,
qui voit ta destinée
brisée par le malheur.,
pour la patrie absente,
que nous pleurons tous deux,
au ciel ta voix mourante
adresse tous ses vœux.
À ta fille adorée
laisse sècher tes pleurs,
à tes pieds éplorée
partageant tes douleurs.
Pour toi, pour toi, mon père,
ses plus ardents soupirs
sont joins à ta prière,
comme à tes souvenirs.