L'oasis
F. Fourdrain
Au sein du désert enflammé
Il est un coin tout parfumé
De vert feuillage et de mystère.
La brise y chante jour et nuit
Et du creux des rochers jaillit
Une source qui désaltère.
Le soleil, sous l'ombrage en fleurs,
N'a plus que d'exquises douceurs
Pour la caravane en souffrance
Et voici, le long des palmiers,
Dans les coeurs soudain reveillès
Passer un souffle d'espérance
Oasis, oasis d'amour,
Accueille moi, divin séjour
Où le front courbé se relève,
Pour qu'après les simouns maudits
Je retrouve en ton paradis
La fraîcheur de mon premier rêve.