Le papillon
F. Fourdrain
Gai papillon, papillon d'or
Qui t'envoles rapide et frêle,
Aubout des doigts je garde encor
Un peu de cendre de ton aile!
Tu venais voir la blonde enfant
Qui babille dans ma chambrette,
Tu venais, Monsieur le passant
Dire bonjour à ma grisette.
Ah! vraiment elle est bien ta soeur,
Comme toi légère et volage,
Elle sait endormir le coeur
Et le bercer en un mirage.
Mais papillon, dès le printemps,
Elle s'enfuira la méchante,
Laissant de tous ses grands serments
Un peu de poussiére qui chante.