Marie-Louise au berceau de son fils

F. Paër

Enfant chéri, présent des Dieux,

Espoir de ta sensible mère,

Ah! viens retracer à mes yeux,

Les traits et le coeur de ton père;

Par toi, d'un avenir nouveau,

Mon existence est embellie

Et je compte sur ton berceau

Les plus heureux jours de ma vie.

Ô toi l'héritier de César,

Toi que Rome appelle et révère.

Dieux ont sur ton étendard,

Gravé leur sacré caractère;

Des dangers d'un climat nouveau,

Pour préserver un jour ta vie,

Ils couvrent déjà ton berceau

Du ciel heureux de l'Italie.

Bardes, Troubadours, Chevaliers

Chantez la fin de nos allarmes;

Rois soumis, peuples guerriers,

Dès ce moment posez vos armes:

De la paix un ange nouveau

Veille sur nous et nous seconde,

Contemplez au fond du berceau,

L'amour et le repos du monde.