Nell
Fauré, Gabriel
Ta
rose de pourpre à ton clair soleil,
Ô Juin, étincelle enivrée,
Penche aussi vers moi ta coupe dorée :
Mon cœur à ta rose est pareil.
Sous le mol abri de la feuille ombreuse
Monte un soupir de volupté :
Plus d'un ramier chante au bois écarté.
Ô mon cœur, sa plainte amoureuse.
Que ta perle est douce au ciel parfumé
Étoile de la nuit pensive !
Mais combien plus douce est la clarté vive
Qui rayonne en mon coeur, en mon cœur charmé !
La chantante mer. Le long du rivage,
Taira son murmure éternel,
Avant qu'en mon cœur, chère amour.
Ô Nell, ne fleurisse plus ton image !