Les Filles du braconnier
G. Concone
Soprano 1:
Sur le sommet des chènes,
sur les herbes des plaines
le soleil dit adieu
à l'univers de Dieu.
Soprano 2:
La-bas sur la colline,
que cette croix domine,
lui comme un feu léger
l'étoile du berger.
Both:
Mon Père, avant l'aurore
au loin il est parti;
hélas! et pas encore
sa voix n'a retenti.
Ah! malgré, oi je tremble,
soeur, appellons ensemble:
Mon père, entends ma voix!
Soprano 1:
L'écho seul est au bois,
Both:
O ma mère chérie,
comme dans cette vie
de la sphère bénie
appaisez nos douleurs:
Protègez notre père,
meintenant, ô ma mère!
Il est seul sur la terre
pour essuyer nos pleurs.
Soprano 2:
Déjà la nuit est bien plus sombre,
on ne voit voler dans l'ombre,
que les oiseaux dont j'ai tant peur,
les noirs présages du malheur!
Soprano 1:
Et maintenant je me rappelle,
ô souvenance trop cruelle,
hier un garde forestier
amenacé le barconnier!
Recannais-tu ce chant
si joyeux, si touchant?
Soprano 2:
Oui pour nous chaque jour
c'est le chant du retour;
Soprano 1:
Mais après la souffrance,
cette nuit, ^0 ma soeur,
c'est le chant d'espérance,
c'est le chant du bonheur.
La vierge suprême
Marie, elle même
a celles qu'elle aime
se montre aujourd'hui:
Soprano 2:
Pour notre tendresse,
moment d'allegresse!
Ce lui, douce ivresse,
mon père c'est lui!
Both
Pour notre tendresse,
moment d'allegresse!
Ce lui, douce ivresse,
mon père c'est lui!
La vierge suprême
Marie, elle même
a celles qu'elle aime
se montre aujourd'hui:
Pour notre tendresse,
moment d'allegresse!
Ce lui, douce ivresse,
mon père c'est lui!