Roses rouges

G. Fabre

Roses rouges épanouies,

Fléchissant au bord des cristaux

Qui vous sont de jolis tombeaux,

J'aime vos beautés alanguies,

Votre soupir, ce lent accord

De vos existences brisées.

Vos airs d'amantes épuisées

Dont se répand la molle mort,

Et votre grâce encor qui pâme

Avec des parfums accablés,

G fleurs lourdes qui me semblez

Mon rêve fait de chair et d'âme.