Brises d'autrefois
G. Hüe
Les étoffes au mur tendues
S'allument au soleil couchant.
Et ta voix douce est comme un chant
Plein de paroles entendues
Autrefois, au soleil couchant.
Dans les parcs où nous promenâmes,
L'orgueil d'un jeune enchantement,
Dans la croyance du serment
Dont nous avions lié nos âmes.
Ô le suprême enchantement!
Il passe dans tes lourdes tresses
Un parfum subtil et connu;
Tout à l'heure il m'est revenu
Au cœur de très lentes caresses
De ce parfum cher et connu.
C'était l'odeur des fleurs mourantes.
Roses, lilas, lis et jasmin
Que, parmi les anciens chemins,
Apportaient les brises errantes
Sur ces lilas et ces jasmins.