Madone

G. Hüe

Le toucher de ta chair, fraîche comme une fleur,

Tes yeux d'un azur vague, et l'exquise pâleur

De ta beauté tranquille et pourtant si troublante,

Et ton doux parler lent, et ta démarche lente,

Me rappellent parfois ces vierges de jadis,

Peintes sur un fond d'or, tenant en mains des lys,

Au visage très pâle, avec des yeux étranges,

Et dont le corps semblait nourri du pain des anges.