À une jeune fille
Meyerbeer, Giacomo
Console-toi, Console-toi
Si, du destin, tu comptas les outrages,
Si ti connus la doleur et effroi,
Le ciel enfin lui pour toi sans nuages:
Console-toi, Console-toi!
Console-toi, Console-toi,
Si le passé te coûta quelques larmes,
Pour couronner ta constance et ta foi
À l'amitié l'amour unit ses charmes.
Console-toi, Console-toi!
Console-toi, Console-toi,
De ton enfant objet de ta tendresse
Les petits bras sont étendus vers toi,
Par tes baisers réponds à ses caresses.
Console-toi, Console-toi!
Coda.
Il est un ange aux voûtes éternelles
À qui d'amour, Dieu confia la loi
On lit ces mots, sur l'azur, de ses ailes
On lit ces mots: Console-toi!
Console-toi, Console-toi!