L’heureuse épouse
Spontini, Gaspare
Vous qui vivez sous l'amoureux empire,
Vous n'existez encore qu'à demi.
Ah! Le bonheur c'est loin d'un vain délire.
Jeunes beautés, épousez votre ami.
Entre ses bras cet amant qui vous presse
N'est trop souvent qu'un perfide ennemi.
Moi, sur mon sein je retrouve sans cesse
Dans mon époux et l'amant et l'ami.
Et ce doux fruit d'une d'innocente flamme
À ce nom seul votre cœur a frémi.
Moi, je l'attends, il enivre mon âme.
Il va doubler ma vie et mon ami.