Voulant, ô ma douce moitié
G. Strong
Voulant, ô ma douce moitié,
T'assurer que mon amitié
Ne se verra jamais [finie,
Je fis, pour t'en assurer] mieux
Un serment juré par mes yeux
Et par mon cœur et par ma vie.
Tu jures ce qui n'est à toi;
Ton cœur et tes yeux sont à moi
D'une promesse irrévocable,
Ce médis-tu. Hélas! au moins
Reçoit mes larmes pour témoins
Que ma parole est véritable!
Alors, Belle, tu me baisas,
Et doucement désattisas
Mon feu, d'un gracieux visage:
Puis tu fis signe de ton œil,
Que tu recevais bien mon deuil
Et mes larmes pour témoignage.