Madame la Vallière

G. Strunz

Mille clartés brillaient pour une fête,

un peuple entier poussait de joyeux cris

la Carmélite au fond de sa retraite

versoit des pleurs et songeait à Paris.

Heureux peuple, chantez sa gloire,

chantez les arts et la victoire,

chantez sans moi,

un si grand roi.

Pourquoi ce nom fait-il coules mes larmes P?

Quoi! tout mon cœur n'est-il donc pas à Dieu?

Aux Carrousels, au monde, à tout ses charmes

N'ai-je pas dit un éternel adieu?

Heureux peuple

etc.

Non, vainement dans les bras du ciel même

contre mon cœur j'espérais un appui.

C'est lui, lui seul que j'aimais et que j'aime

au temple, ici c'est lui, c'est toujours lui!

Heureux peuple

etc.

Cruel combat! en déplorant m on crime

sous mes verroux je le suis à sa cour;

je pleure et j'aime et je suis la victime

de mes remords sans perdre mon amour.

Heureux peuple etc.

Grace, ô mon Dieu, pardonne, oui je l'adore,

oui malgré moi, mon cœur est consumé

plus du torment de trop l'aimer encore,

que du regrêt de l'avoir trop aimé.

Heureux peuple

etc.