L'Idéal

Gerardus Hubertus Galenus von Brucken Fock

La lune est grande, le ciel clair

Et plein d'astres, la terre est blême,

Et l'âme du monde est dans l'air.

Je rêve à l'étoile suprême.

À celle qu'on n'aperçoit pas,

Mais dont la lumière voyage

Et doit venir jusqu'ici-bas

Enchanter les yeux d'un autre âge.

Quand luira cette étoile un jour,

La plus belle et la plus lointaine,

Dites-lui qu'elle eût mon amour,

Ô derniers de la race humaine!