Soir de mai

I. Fuerison

Le crépuscule hésite et n'ose pas entrer

Dans le tiède jardin où dort ma Songerie

Le crépuscule hésite et n'ose pas frôler

de sa main grise la chevelure fleurie

Des héchers roses Et des candides pommiers

Le crépuscule hésite et s'attarde à la grille

Il contemple les chemins noyés de langueur

Où mes rêve s'envont Comme des jeunes filles

Calmes et sans désirs Les mains pleines de fleurs

Le crépuscule hésite on dirait qu'il a peur