Sonnet sur l'été
I. Fuerison
La maison blanche baigne en du matin vermeil
Qui pose sur la terre une caresse rose,
Et de l'horizon bleu, suave et grandiose,
Viennent des sons confus de jeunesse et d'éveil.
La mer est un reflet de ciel au ciel pareil,
Tout le rêve d'aimer se révèle et s'impose,
La route nous conduit vers cette apothéose,
Et nous marchons, les yeux heureux, sous le soleil.
Les rayons ont troué le vert tissu des arbres
Pour toucher votre front semblable à ceux des marbres
Et le faire briller d'une double clarté.
Et votre voix de qui le souvenir va naître,
-- Ta voix que j'entendais avant de te connaître --
Grave au fond de mon cœur le moment de beauté.