Août en Provence
Irène Fuerison
L'air est si chaud que la cigale
La pauvre cigale frugale
Qui se régale de chansons,
Ne fait plus entendre les sons
De sa chansonnette inégale;
Et, rêvant qu'elle agite encor
Ses petits tambourins de fée,
Sur l'écorce des pins, chauffée,
Où pleure une résine d'or,
Ivre de soleil elle dort.