Crépuscule

Isaac Albéniz

C'était bien un crépuscule de juin;

il y avait des parfums de fleurs dans ce cimetière,

des parfums si suaves, si pénétrants, qu'ils me grisaient;

il y avait des guirlandes de roses partout sur les tombeaux,

et de hautes herbes fleuries,

au-dessus desquelles les phalènes et les moucherons

dansaient leurs rondes légères.

Tout cela m'enivrait de vie et d'amour,

moi qui était mort...