Un siècle d'amour

J. Arnaud

Quand je vais seul dans la prairie,

Où, parfois, tous deux nous allons,

Pour mon âme, triste et flétrie,

Ces jours là, que les jours sont longs!

Mais, auprès de vous, Marguerite,

Le temps s'enfuit si vite,

Qu'un siècle tout d'amour

Serait trop court!

Quand votre voix me dit tremblante:

« A ce soir, je vous le promets! »

Pour moi la journée est si lente,

Quelle ne finira jamais!

Mais, auprès de vous, Marguerite,

Le temps s'enfuit si vite,

Qu'un siècle tout d'amour

Serait trop court!

Quand je ne vous vois pas, je pleure

Comme l'on pleure un doux espoir!

C'est un siècle si long qu'une heure,

Qu'une seule heure, sans vous voir!

Mais, auprès de vous, Marguerite,

Le temps s'enfuit si vite,

Qu'un siècle tout d'amour

Serait trop court!