Par ne sçay quelle estrange inimitié
J. de Maletty
Par ne sçay quelle estrange inimitié
J'ai veu tomber mon esperance à terre,
Non de rocher, mais tendre comme verre
Et mes desirs rompre par la moytié.
Dame, où le Ciel logea mon amytié,
Pour un flateur qui si lachement erre,
Et pourquoy tant me brasses-tu de guerre,
Privant mon cœur de ta douce pitié!
Or s'il te plaist, fay moy languir en peine:
Tant que la mort me desnerve et desveine
Je seray tien. Et plus-tost le Caos
Se troublera de sa noise ancienne,
Qu'autre beauté qu'autre amour que la tienne,
Sous autre joug me captive le dos.