Émergence

J. Landry

Connais-tu le lieu

où l'âme se replie

quand le corps

tout lien rompu

dérive lentement

vers la nuit du tombeau

Pourquoi donc faut-il que plane la mort

sur nos précaires destins

que s'acharnent les vautours

sur les restes du festin

qu'il suffise d'une pierre

pour qu'achoppe le désir

Un grand vent de révolte

souffle sur mon coeur

y semant une tempête

dont ma voix se fait l'écho

pour crier dans l'infini

ton nom que j'aime

inscrit dans le temps

qu'il fera demain

quand nu tu te dresseras

dans ta sauvage beauté

pour célébrer le soleil