Anniversaire

Massenet, Jules

Le poète dort: l'oiseau chante.

Mais, près du poète endormi,

La voix de l'oiseau, plus touchante,

Garde quelque chose d'ami.

Le poète est mort: la fleur brille.

Mais, près du poète, la fleur,

Dans la goutte d'eau qui scintille,

Garde quelques chose d'un pleur.

Le poète attend: l'aube veille,

Qui, du ciel penchant les sommets,

Lui porte, de sa main vermeille,

Le laurier qui ne meurt jamais!