Devant l'infini
Massenet, Jules
Les feuilles dans les airs tourbillonnent jaunies
Au souffle avant-coureur du menaçant hiver...
Mais je rêve à l'été qui vit nos mains unies,
En face de la mer.
Les espoirs, jour à jour, loin de moi se retirent...
L'avenir ne m'est plus féerique et merveilleux...
Mais je crois à cette heure où nos yeux se comprirent
En face des flots bleus.
Les cendres dans mon cœur, ont remplacé les flammes...
Mais soudain je retrouve étincelle et bonheur
En songeant au baisers lumineux de nos âmes
En face du Seigneur!