Plus vite
Massenet, Jules
Lorsque le vent du soir l'agite,
Comme elle court l'eau du ruisseau!
Mais ce qui vient encor plus vite,
C'est un oiseau
Vers son nid joyeux qui l'invite,
Il s'élance au déclin du jour;
Mais ce qui vient encor plus vite,
C'est un amour!
Car le cœur inquiet palpité
Sur le flot écumeux du sort;
Mais ce qui vient encor plus vite,
Ah! c'est la mort!
Les jours que l'innocence abrite,
Sur eux voient tomber ses rameaux,
Et ce qui vient encor plus vite,
Ce sont les fleurs sur les tombeaux!