Voix suprême

Massenet, Jules

Ô murmure du vent qui monte vers les cieux,

Ô nocturnes échos des bois silencieux.

Qu'un rossignol enchante,

Ô musique des mers sous les phares luisants,

Quand la mousse des flots caresse les brisants.

D'un long baiser qui chante,

Ô concerts infinis harmonisant l'été,

Une voix vous surpasse encor par sa beauté;

À l'entendre, tout veille!

Voix qui fait tressaillir et berce tour à tour,

Vibrante de douleur, de bonheur ou d'amour,

Voix humaine, voix humaine,

Ô merveille! Voix humaine!