Berceuse

J. Urbain

Ο fille de mon fils en mes bras endormie.

Petite chose tiède, enfant de mon enfant.

Nouveau foyer d'amour, Au déclin de la vie,

Tu ranimes mon coeur se mourant lentement.

Je n'ai plus de regrets alors que ta venue

M'apporte le festin de tendresse et d'espoir.

Vieillir me sera doux, aïeule devenue,

Je connaîtrai le calme qui baigne les beaux soirs

Sur ton menu visage aux lignes ondoyantes,

Je cherche le secret de ton destin futur.

Seras tu des cœurs forts ou des âmes souffrantes?

Ta bouche que dit-elle, et que dit ton front pur?

Ton mystère me poigne ah soulever la trame

qui cache l'avenir Mais non! je ne veux pas,

Je veux croire à la joie, au bonheur, que ton âme

soit amour et amour Le vrai de vivre est là.