Climène

J. Weckerlin

Brillantes fleurs, naissez,

Herbe tendre, croissez

Le long de ces rivages;

Venez, petits oiseaux,

Accorder vos ramages

Au doux bruit de leurs eaux.

Clymène sur ces bords

Vient chercher les trésors

De la saison nouvelle;

Messagers du matin,

Si vous voyez la belle,

Chantez sur son chemin.

Et vous, charmantes fleurs,

Douces filles des pleurs

De la naissante Aurore,

Méritez que la main

De celle que j'adore

Vous moissonne en chemin.

Mais j'aperçois Acis:

il aime Galatée.

Son ardeur pourrait bien

être enfin écoutée.

Il est beau, c'est assez;

et les filles des dieux

Ne consultent que leurs yeux.