Plaine de dueil
Josquin des Prez
Plaine de dueil et de mélancolye,
Voyant mon mal qui tousjours multiplye,
Et qu'en la fin plus ne le puis porter,
Contraincte suis pour moy reconforter,
Me rendre'à toy, le surplus de ma vie.
Je te requiers et humblement supplie,
Pour les douleurs de quoy je suis ramplie,
Ne me vouloir jamais habandonner,
Puisqu'a vous suis la reste de ma vie.