La lune égrène en perles blondes

Julius Weismann

La lune égrène en perles blondes

Son collier pâle sous les ondes.

Ma bien-aimée est dans mes bras,

Et nous parlons tous deux tous bas.

Ma bien-aimée écoute et songe

Et dans la nuit son regard plonge.

Est-ce le vent qui fait soudain

Trembler ainsi ta blanche main?

"Non, ce n'est pas le vent," dit-elle,

"Ce n'est pas le vent qui m'appelle!

Mais ces voix qui montent dans l'air

Ce sont les vierges de la mer,

Mes sœurs depuis longtemps parties;

Par l'Océan sombre englouties!"