Chrysanthème
Delibes, Léo
Comme l'hirondelle effleurant la rive,
Bien loin, pour toujours, il s'en est allé,
Et seule, aujourd'hui, je chante plaintive
L'amour d'autrefois si vite envolé!
Près des clochetons que le soleil dore,
Je m'en viens rêver à ton doux serment;
Mais toi! penses-tu quelquefois encore
A ce blanc lotus, qui meurt en t'aimant?
Voici donc l'adieu de celle qui t'aime:
Ô mon bien aimé, sois heureux sans moi,
Et je dormirai, pâle chrysanthème,
Avec un sourire en rêvant de toi.