Le matin au bord de la mer

L. Gouvy

Au souffle pur des vastes mers,

aux clartés roses de l'aurore,

oublie en paix tes jours amers,

pauvre âme que l'ennui dévore.

Folles amours, jeune saison,

qui désertez ma sombre rive,

effacez vous à l'horizon

comme la voile fugitive.

Et mon esprit songeant aux cieux,

devant l'immensité profonde,

entend chanter par les flots bleus

l'espoir béni d'un meilleur monde.