Ghazel

L. Hillemacher

Ah! cesse, rossignol, dé crier ton tourment

Et de te plaindre aux nuits des rigueurs de la rose.

N'as-tu pas son parfum, insatiable amant,

Quand.près de sa beauté ton aile se repose?

Le léger papillon aime bien mieux que toi.

D'un impétueux vol, pour mourir dans la flamme,

Il s'élance, ébloui, sans plainte et sans effroi,

Vers l'ardente caresse où va fondre son âme.