Romance du Grand-père, ou les deus ages

L. Jadin

T'en souviens t'il au coin du feu

Nous lisions ce Gesner si tendre,

pour lui je laissais la le jeu

et j'oubliais tout pour l'entendre.

Ce maudit Caïn si méchant

me mettait sans cesse en colère,

mais je trouvais Abel charmant

je croyais voir en lui mon frère.

Par courant d'un œil curieux

les estampes de cet ouvrage,

une entr'autre me plaisait mieux

de Thirsa j'y voyais l'Image.

J'y retrouvais le sentiment

l'espirit la grace naturelle,

enfin dans ce portrait charmant

je croyais revoir mon Adèle.