Déclaration

Lionel Solomon Benson

Je crains tes baisers, ô vierge charmante;

Mais toi, ne crains pas les miens!

De tous mes pensers la charge accablante

Jamais ne viendra poser sur les tiens.

Je crains tes discours, ta présence;

Mais toi, ne crains pas les miens!

Laisse moi t'offrir, enfant sans défense,

Un cœur, un amour, purs comme les tiens!